Est-ce que toi aussi ton mental ne connaît jamais de répit ?
D’aussi loin que je me souviennes, je ne vivais pas un seul moment de silence : mon cerveau était en proie à un enchaînement constant de pensées, parfois agréables mais le plus souvent issues de doutes, d’anxiété, d’incertitudes, de peurs… ou encore de la liste à rallonge des choses à faire. Arriver à calmer mon esprit, ne plus penser juste quelques secondes était l’objet d’un désir ardant.
Mon long chemin avec la méditation
Pour essayer d’y remédier (car cela est fatiguant… on ne va pas se mentir), dès l’âge de 16 ans je me suis intéressée à la méditation, pilier du yoga, qui m’était présentée comme une potentielle solution.
Sans succès.
Pendant 15 ans, j’ai essayé diverses méthodes, divers enseignants. Sans jamais y arriver, venant même à penser que c’était peut être juste que je n’en était pas capable. Malgré tout, j’ai persévéré, je ne voulais pas baisser les bras. Mes pensées me bouffaient.
La rencontre qui a tout changé
Puis, j’ai trouvé des enseignants avec une proposition qui a donné des résultats. Une approche sans artifices, tout ce qu’il y a de plus brut. Pas de visualisation, pas de « laissez partir vos pensées » qui était pour moi infaisable. On m’a fait réaliser que si je n’y arrivais pas, c’était parce que je devais partir de la base, de l’attention. Et voir ça comme un entraînement. Une compétence qui demandait du temps à se développer.
Alors j’ai pris le temps, j’ai fait mes « exercices », patiemment, appréciant chaque seconde de silence à sa juste valeur.
Le jour où la méditation a marché pour moi
Et puis un jour… PAF ! Ça a fait des chocapics.
J’ai réalisé que cela faisait 2 heures que je n’avais aucune pensée.
Et quel pied !
Le silence est vraiment reposant.
(Bien sûr, il y a eu plein d’étapes entre-temps et ça m’a pris quelques années, j’ai réduit l’histoire au strict minimum ici.)
Ce qui m’a permis d’y arriver : revenir au souffle
Si tu te sens toi aussi submergé(e) par trop de pensées, que tu as déjà essayé la méditation sans succès, et que tu penses peut-être qu’il n’y a pas de solution… C’est seulement parce que tu n’as pas encore trouvé la bonne approche pour toi.
Ce qui a marché pour moi, c’est de revenir au souffle. Encore et toujours, inlassablement, même si au début toutes les 3 secondes on se fait emporter par une nouvelle pensée.
Entraîner mon esprit à ne se focaliser que là-dessus :
L’air qui entre.
L’air qui ressort.
Et y revenir dès que l’esprit s’égare, dès qu’on réalise qu’on pense. Sans se juger. Sans désespérer. Et petit à petit, les pensées emportent moins facilement. Elles ont moins d’emprise sur toi.
Et petit à petit, ces 3 secondes se transforment en 5 puis en 10… Un jour, passer une minute assis, les yeux fermés, sans aucune pensée, sera faisable et ainsi de suite.
Alors n’hésite pas, là prochaine fois que tu veux calmer ton esprit essaye cela :
– ferme les yeux et inspire lentement par le nez pour expirer tout aussi lentement par la bouche
– reprends ton rythme de respiration propre en disant dans ton esprit « j’inspire » à chaque fois que tu inspires et « j’expire » à chaque fois que tu expires.
Si cette étape est ultra confortable pour toi, fais la même chose sans te parler, en portant ton attention seule sur ta respiration, sur les sensations que l’air procure à tes narines.
Envie d’essayer ?
Ce que je veux te partager à travers mon histoire, c’est que le silence intérieur n’est pas réservé aux autres. Avec patience et un entraînement doux, chacun peut y accéder. Et si jamais tu vis à Toulouse, tu peux venir à un de mes cours de yoga. Cet entraînement est la toile de fond de tous mes cours.
En plus, on entretient aussi le corps. D’une pierre deux coups.
